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La visée d'Aventure Nomade est de fournir un savoir à tout individu désireux d'arpenter le Chemin de sa Liberté. Cette possibilité s'explique par la rencontre des connaissances du monde moderne avec celles, ancestrales, des peuples primitifs. A la convergence de ses principes se trouve un objectif simple : être à même de s'adapter aussi bien à l'hostilité du monde urbain que de se réconcilier avec le milieu dont l'humain est originellement et naturellement issu.
Les primitifs avaient un mode de vie psychologiquement adapté aux besoins psychologiques et physiques humains ; basé sur l'auto-accomplissement, la négation de la domination par l'individualisation du pouvoir, la générosité (le pouvoir étant détenu par les plus généreux, qui sont les plus expérimentés et les plus sages du groupe ; ce pouvoir se perd dès lors celui-ci fait passer ses intérêts personnels avant les intérêts collectifs), un environnement social à échelle humaine, une tradition orale riche et unique, une connaissances des savoirs pratiques de l'environnement, une abondance matérielle et nourricière par les savoirs de la nature, un nomadisme adapté au renouvellement du milieu, train de vie adapté au saison et à l'ensoleillement, rempart à l'avidité matérielle, une absence de propriété etc ...
Malheureusement, les sédentaires ont renoncé à cet état de vie pour le remplacer progressivement par des sociétés plus complexes, plus folles surtout, qui, au fil de leur existence, se sont vidées de leur sens, évacuant du même coup les fondements de notre Humanité. Par essence, ce nouveau mode de vie ne peut tolérer le nomadisme, même s'il le voulait : c'est l'extrême opposé de la sédentarité. Celle-ci détruit consciemment et inconsciemment les sociétés primitives de différentes manières, pour n'ériger que son seul modèle. Ce mode de société s'auto-asphyxie, saccageant son propre milieu et par là-même, l'âme humaine et tous ce qui fait sa beauté.
Le don est devenu Marché, l'utilité s'est placée dans la spécialisation, l'autonomie dont jouissait l'être humain s'est perdue, l'école de la vie est devenue évaluation. L'enfance est devenue une prison. Elle n'existe désormais plus que pendant les vacances "scolaires", dans les rêves des enfants, dans la pénombre d'une chambre, où ils dorment seuls, ou encore à la télé. On a réussi à nous faire croire qu'un enfant sans école est un enfant malheureux, et pourtant la réalité serait d'avis à dire que les enfants à l'école apprennent à être malheureux. Le chef est devenu le possédant, l'assisté de tous, les forêts sont devenues champs, les familles sont devenues villes et Etats, la guerre a gangrénée l'histoire, les vainqueurs l'ont écrites, et nous sommes là.
Nous vivons désormais tous dans des boîtes. Le moule n'est plus seulement une image.
Nos esprits sont grignotés par la dépendance et l'apathie d'une existence courue d'avance, métro, boulot, tombeau. Le prix d'une vie morne et vide n'est pas gratuite, d'autres la payent pour nous : enfants, animaux, végétaux.
Fort de tous les savoirs, l'individu en quête de sa Liberté s'évertue à supprimer toutes dépendances futiles, dangereuses et inutiles ; il forme des sociétés d'amis qui deviennent des familles au sens originel, il prend sa vie en main. Il apprend tout ce qui est utile pour s'adapter où qu'il aille, le nomadisme l'y contraint tout comme une période d'inertie le ferait : de l'identification des plantes au crochetage de serrures, de la navigation aux arts martiaux, de la phytothérapie à la cuisine.
Reste que la notion la plus fondamentale est avant tout de se ré-adapter aux milieux naturels, car c'est la plus difficile de toutes les options à portée de l'homme domestique : redevenir sauvage. La plus difficile, mais pas impossible.
Il s'agit de faire plus que de le rêver, de le penser, de le dire ou de l'essayer... Il suffit juste de le faire.
Tekoomse, Chogan, Natáyo
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